Les fruitiers

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Les différents types de fruitiers

Il existe plusieurs types de fruitiers, déterminés par leur forme.
L'arbre sur tige. La catégorie de l'arbre dite de "plein vent", en fait, sur tige, regroupe trois sortes de sujets :
La tige haute, avec son tronc de 1,80 mètre de haut, est plutôt destinée au grand jardin, à la pelouse. Dès la première année, elle donne une récolte très abondante. Si vous en plantez plusieurs, respectez un espacement de 5 à 6 mètres entre elles.
La demi-tige, un peu plus encombrante que le gobelet, a un développement modéré et exige une taille limitée. Sa fructification, rapide, fait l'objet d'une récolte aisée. Créez un bel effet ornemental en mettant en place plusieurs spécimens, espacés de 4 à 5 mètres.
Le gobelet buisson, d'aspect conique, a en général déjà deux ou trois ans. Son absence de flèche, son tronc d'environ 60 centimètres de haut et son faible encombrement en font un candidat idéal pour un petit espace, et lui valent la faveur des jardiniers. Sa fructification, rapide, se produit dès la première année s'il a trois ans à l'achat. Prévoyez 4 mètres entre deux éléments.
La palmette Verrier, à quatre branches, est un arbre greffé formé en quatre ou cinq ans. Sa forme, idéale pour le poirier ou le pommier, s'adapte très bien à un petit jardin ou un emplacement réduit. Elle nécessite, en outre, une taille réduite. Sa fructification démarre l'année suivant la plantation. Installez-la le long d'un mur, elle y sera très décorative, et laissez 1,20 mètre entre chaque sujet.
La palmette U simple, à deux branches, prend moins de place que la Verrier et vous permet d'essayer plusieurs variétés sur une petite surface. Elle donne des fruits dès l'année de plantation.
La forme en touffe, facile d'entretien, concerne les arbres à petits fruits rouges tels le groseillier et le cassissier. La taille vise à maintenir la ligne de la plante. Selon la variété, gardez 1,20 à 2 mètres de distance entre les spécimens. Ils sont d'un bel effet, et pratiques pour border une allée du potager ou en touffe dans un patio.
Le scion, enfin, très jeune élément à tige unique greffé depuis un an, est dépourvu de rameaux latéraux. Pendant trois ou quatre ans, il est travaillé pour obtenir l'une des formes décrites ci-dessus. Il est toutefois possible de la conserver à tige unique et de lui faire, grâce à la taille, porter des fruits sur ce tronc. Il s'agit, dans ce cas, d'une forme colonnaire.

Si vous voulez installer un verger dans une région froide, installez des cultivars à floraison tardives ou résistant naturellement à des températures assez basses. N'hésitez pas à vous procurer des plants élevés dans des régions au climat plus rude.

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Planter les fruitiers.


Les fruitiers se plantent de préférence à l'automne ou en hiver, alors qu'ils sont en plein repos végétatif. Non seulement ils n'auront subi aucun stress pendant la plantation, mais ils auront commencé à produire des radicelles qui lui feront bénéficier des pluies printanières. Ils démarreront ainsi rapidement aux premiers rayons du soleil. Opérez quand il ne gèle pas.
Creusez un trou de 50 cm de profondeur et incorporez-y un engrais de fond en prenant soin de le recouvrir d'une fine couche de terre.
Avant la plantation, coupez les racines malades et celles qui sont cassées, raccourcissez légèrement les autres et trempez-les dans un bain de pralin.
Taillez aussi les branches jusqu'à équilibre avec les racines. Pour un spécimen sur tige de deux ou trois ans, réduisez les branches les plus hautes de 25 à 30 centimètres au-dessus d'un bourgeon. Pour les palmettes simples ou doubles, mettez-les toutes à la même hauteur.
Plantez le tuteur au centre du trou puis placez l'arbre dans celui-ci. Pour une plante greffée sur pied, le point de greffe doit se situer à 15 centimètres au-dessus du sol. Pour une plante en motte ou en conteneur, disposez le collet à ras du sol.
Attachez solidement le jeune tronc au tuteur en deux points. Pour cela employez un lien en mousse armée ou un collier garni de caoutchouc pour éviter de blesser l'écorce de l'arbre. Dans le même souci, formez un huit pour fixer vos liens.
Rebouchez le trou avec la terre sortie du trou additionnée de terreau et de tourbe. Tassez bien au pied, tout en formant une cuvette autour du tronc pour faciliter l'arrosage.
Arrosez abondamment (15 à 20 litres par arbre, 4 à 5 litres par arbuste) et apportez beaucoup d'eau les jours qui suivent la plantation même s'il pleut.
Faites enfin un traitement préventif d'hiver contre les parasites.

 

L'entretien.


Les fruitiers ont besoin de nourriture. Deux fois par an, à l'automne et au printemps, offrez-lui un apport d'engrais organique. S'il est jeune, déposez une pelletée de compost ou de fumier bien décomposé à son pied en griffant légèrement pour l'incorporer à la terre ; s'il est plus âgé, couvrez une zone plus large allant pratiquement jusqu'à l'aplomb de sa couronne ; cette surface correspond, en général, à celle occupée, sous terre, par l'ensemble des racines. Privilégiez un engrais naturel, qui, en plus d'être efficace et inoffensif pour l'environnement est mois onéreux. Vous n'aurez aucun mal à la trouver dans le commerce.
Ne négligez pas l'arrosage, qui doit être important, au moins les deux premières années, pour que le système radiculaire s'installe correctement. Chaque hiver, bêchez autour du sujet sur 15 ou 20 centimètres de profondeur pour maintenir une bonne aération du sol et des racines. Supprimez les drageons au pied, ainsi que les repousses du porte-greffe visibles sur le tronc.
En décembre
, poursuivez les traitements d'hiver. Pensez à rincer votre pulvérisateur dès que vous avez fini, pour que les produits contenant des colorants nitrés très corrosifs ne le détériorent pas.
En mars
: c'est le moment de faire le tour des arbres fruitiers pour inspecter les troncs et débusquer les éventuels chancres et autres blessures dues aux maladies, aux accidents de taille (ou de tondeuse) ou encore aux rongeurs. Munissez-vous d'un grattoir ou d'une bonne serpette et d'un tube de mastic arboricole. Aussitôt grattée jusqu'au bois sain, la plaie sera entièrement recouverte de mastic cicatrisant.
Les traitements de fin d'hiver peuvent être appliqués fin février, début mars, surtout pour les arbres à pépins. Pulvérisez votre produit de protection sur un arbre propre, taillé et nettoyé. Pulvérisez par temps sec et sans vent en balayant l'arbre de bas en haut sous tous les angles.
Attention : il ne faut pas traiter un arbre fruitier en fleurs. On pulvérise avant ou après, mais jamais pendant la floraison pour ne pas gêner les insectes pollinisateurs.

Les premiers mouvements de sève doivent être accompagnés d'un apport d'azote sous forme d'engrais nitrique favorisant le développement des feuilles et rameaux. Vous éviterez la chute des fruits.
En mars, les gelées, encore très fortes, peuvent compromettre, voire condamner la fructification à venir. Contre cette menace météorologique, on peut seulement désherber le sol autour du tronc. En effet, la terre mise à nue se réchauffera plus vite sous l'effet du soleil, même frileux. En revanche, une pelouse épaisse joue le rôle d'une couverture isolante, idéale pour capter le froid nocturne, et malheureusement, le conserver toute la journée. Ne travaillez surtout pas la terre autour de vos arbres fruitiers car vous exposeriez trop les racines aux froids nocturnes. Un sol nu et tassé est idéal.
Plus tard : quand les fruits commencent à envahir les branches, ne les laissez pas tous pour que l'arbre ne s'épuise pas. Retirez ceux en surnombre de la plus petite taille ; cela s'appelle l'éclaircissage. N'hésitez surtout pas à avoir la main lourde : ceux qui restent seront plus gros et plus goûteux. L'opération ne menace en rien la production des années suivantes.

La taille et l'alternance : de nombreux arbres fruitiers ne donnent de récolte appréciable qu'un an sur deux. Une année d'abondance qui les épuise, est suivie d'une année de misère, pendant laquelle ils se reposent. Heureusement, il y a la taille. En taillant judicieusement, il est possible (dans une certaine mesure) de réguler ces à-coups de production. Puisque les arbres ne donnent qu'un an sur deux, on ne les taillera qu'un an sur deux. Très exactement l'hiver qui suit une année faible et précède une année faste. Parce qu'en taillant on va éliminer un nombre important de boutons floraux, donc de fruits à venir. La production restera forte, mais pas autant que si l'on avait laissé tous les boutons. Et notre arbre, moins chargé, aura moins besoin de se reposer l'année suivante. Cette taille importante vise également à limiter son développement et à conserver la forme du fruitier. Dégagez le centre de l'arbre ou de l'arbuste pour permettre à la lumière d'un pénétrer et au soleil de faire mûrir les fruits qui y poussent.
Bien entendu, l'hiver qui précède une année de vaches maigres, on ne taille pas. Contentez-vous d'un léger nettoyage. Éliminez les branches malades ou mortes en les coupant au moins 10 centimètres en dessous de la partie à retirer, dans la partie saine.
Pratiquez la taille en hiver. Coupez toujours au-dessus d'un bourgeon.

La taille en vert. Cette opération est destinée à provoquer le développement de boutons à fruits pour la saison future.
Tailler en fin d'été les coursonnes présentant un dard à leur base et au moins deux rameaux. Conserver le rameau qui est le plus proche du dard en réduisant sa longueur à cinq feuilles. Éliminer le reste de la coursonne.
Conserver un seul rameau à bois sur les coursonnes qui en ont développé plusieurs. Conserver la pousse la plus proche de la charpentière, pincer le jeune rameau à 5 feuilles.
Privilégier les boutons à fruits dans le cas où ils sont déjà bien apparents sur les branches, les laisser seuls pour qu'ils grossissent encore plus avec la dernière montée de sève de septembre.
Pour canaliser la fougue de certains arbres fruitiers, vous pouvez pratiquer une taille en vert en juin. Il faut supprimer l'extrémité des jeunes pousses pour concentrer la sève dans la partie inférieure et les jeunes fruits. Sur les pommiers et poiriers, sélectionnez et pincez les jaunes pousses après la quatrième ou la cinquième feuille. Les rameaux qui naîtront seront eux-mêmes pincés, dans un mois, au-dessus de la deuxième feuille. Notons que les jeunes rameaux, bien souples, peuvent être facilement palissés en espalier. Attachez-les avec du raphia ou des liens d'osier.

 

FRUITIER CARACTERISTIQUES
Abricotier Il aime la chaleur et le soleil, résiste bien à la sécheresse et supporte un sol calcaire. Exposez-le au sud. Attention aux gelées, car sa floraison est précoce. Sa forme la plus courante est le gobelet. Si vous en plantez plusieurs, espacez-les de 5 à 6 mètres.
   

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