Les palmiers

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Plante monocotylédone son tronc est hirsute, parfois agressif ou au contraire lisse. A l'âge adulte, il ne grossit plus. En fait, il ne s'agit pas d'un tronc, mais d'une tige appelée "stipe" avec une zone de croissance terminale qui donne un bouquet de palmes caractéristiques.

Les palmiers ont des habitats très divers, ce qui interdit toute généralisation quant à leurs besoins. Ils ne proviennent pas seulement de déserts : on en trouve dans les forêts vierges, sur les plages équatoriales et même en altitude. Seule constante, ils viennent des pays chauds et, frileux, ne supportent pas nos hivers. Quelques semi-rustiques ont pourtant suffi à modifier les paysages de la Côte d'Azur. A chacun ses exigences de chaleur, d'hygrométrie, de lumière et d'arrosage. Quand le risque climatique est trop grand, il reste la culture en pot, qui permet de placer les plantes en orangerie ou en serre froide l'hiver. Les inflorescences et fruits ne concernent guère nos sujets décoratifs, placés en conditions trop artificielles pour aller jusqu'au bout du cycle. Ils ont pourtant une importance de premier ordre dans l'agriculture mondiale. Beaucoup de palmiers produisent des fibres jusque sur leur tronc. Le stipe peut être ramifié, bien que ce soit exceptionnel. Le feuillage apporte aussi ses surprises, même s'il peut se définir autour de deux grands types : les palmes presque entières, pennées et celles qui sont pennées avec des pinnules fines ou plus élargies en "queue de poisson".

En climat doux, les palmiers supportent assez bien la transplantation.
 

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Plantation. Une plantation d'automne ne donne pas le temps aux racines de se reformer après le choc de la transplantation. Il faut donc le planter au printemps quand le sol est bien réchauffé. Plus le trou sera grand meilleure sera la reprise. N'hésitez pas à changer une partie de la terre et apportez impérativement un engrais de fond. Arrosez régulièrement les premiers étés. 

Les palmiers aiment les terres riches et bien irriguées. Les sols lourds mal drainés le rendent plus sensible au froid, mais les terres trop légères sont trop pauvres pour subvenir à ses besoins. Le feuillage est en général plus beau en terre légèrement acide, et il peut se chloroser par excès de calcaire.

Exposition. Qu'ils s'agisse d'espèces de plein soleil ou de sous-bois, aucune ne supporte les couverts trop importants, pas plus que les situations trop dégagées et de fait exposées au vent. Le palmier apprécie, en revanche, d'être entouré par d'autres végétaux, buissons ou grandes vivaces, qui créent un microclimat abrité autour de lui, en particulier à la base de son pied. A la plantation, on peut l'associer à des espèces de croissance plus rapide, comme les bambous nains par exemple, qui le protègeront avant qu'il ne les dépasse.

 Soins - Entretien. Il ne faut surtout pas couper le tronc, car la plante n'a pas de bourgeon à la base pour redémarrer. On peut en revanche, supprimer les palmes abîmées ou desséchées. Sur les Phœnix, on retaille même les pétioles pour faire un tronc plus régulier mais il faut savoir que ces pratiques ne servent que l'esthétique et affaiblissent les arbres, les rendant sensibles au gel. D'ailleurs, lors des hivers de 1965 et 1986, les palmiers abandonnés ont mieux survécu que les autres, car ils étaient protéges par leurs palmes sèches. En plus, quand une feuille est supprimée, tout est mis en oeuvre pour qu'elle se reforme rapidement. Déclencher trop souvent ce mécanisme finit par épuiser la plante. 

Emmitouflez les jeunes palmiers, plus sensibles au froid et les plantes peu rustiques en ramenant au pied beaucoup de feuilles mortes et en enveloppant les parties aériennes avec un voile d'hivernage qui laissera passer l'air et l'humidité et évitera la condensation. N'utilisez pas le plastique et laissez dépasser un peu de feuilles pour que la plante continue à végéter. En climat rude, doublez l'épaisseur du voile. Ces protections font gagner quelques degrés sans permettre de maintenir dehors des espèces non rustiques.

Il faut compenser les défaillances du support de culture par des apports de magnésium ou de potassium. Plusieurs fertilisations par an sont nécessaires, y compris en automne si le palmier doit affronter l'hiver dehors. En pot, le rempotage s'impose tous les 2 à 3 ans, tant que la taille de l'arbre le permet. Ensuite, il faut renouveler régulièrement une partie de la terre par surfaçage.

La pourriture abîme les feuilles et leur donne un aspect déchiqueté. Le phytophthora les fait sécher en peu de temps, et la fusariose entraîne leur chute. Seul le premier se traite efficacement au bénomyl, mais dans tous les cas mieux vaut prévenir, en évitant les plaies, les outils contaminés et l'humidité stagnante. Les ennemis les plus fréquents restent les cochenilles et les araignées rouges, surtout pour la culture en pot sous abri. Pour prévenir les invasions et éviter d'utiliser des acaricides, délicats à manipuler à l'intérieur, nettoyez régulièrement les palmes avec une éponge humide. En présence de cochenilles, utilisez des coton-tiges imbibés d'eau savonneuse tiède. 

Reproduction. Le semis est souvent la seule solution, car les rejets sont rares et peu faciles à prélever lorsqu'ils existent. Sous nos climats, les graines perdent très vite leur pouvoir germinatif et doivent être semés dans les semaines qui suivent la récolte. Si dans le Midi, certaines (Phœnix canariensis ...) germent d'elles-mêmes en pleine terre, d'autres sont plus récalcitrantes. pour se donner plus de chances de réussite, on utilisera une mini-serre chauffante, qui permet de maintenir une température suffisante (25°C au moins) et une humidité confinée. Le trempage préalable augmente les chances de succès. Pour éviter tout risque de contamination par les champignons, pulvérisez un fongicide et aérez régulièrement. 
 

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Le palmier apprécie d'être entouré par d'autres végétaux, buissons ou grandes vivaces, qui créent un microclimat abrité autour de lui, en particulier à la base de son pied. A la plantation, on peut l'associer à des espèces de croissance plus rapide, comme les bambous nains par exemple, qui le protègeront avant qu'il ne les dépasse.

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