Les rosiers

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Les rosiers sont peu exigeants sur la nature du sol même s'ils préfèrent réellement une bonne terre argilo-siliceuse, riche, profonde et fraîche, où ils deviennent particulièrement vigoureux et florifères. Ils ne redoutent de façon catégorique qu'un sol fortement calcaire ou sablonneux, maigre et sec, ou très glaiseux et imperméable. Une bonne fumure est également gage d'une bonne réussite. 
Seule une situation claire et aérée peut vous garantir une floraison maximum. Donc plantez-les à exposition ensoleillée, mais non brûlante. Les rosiers grimpants remontants à grandes fleurs affectionnent l'abri des murs. 

 

Un transport un peu long, un relèvement des températures ou un retard de plantation peuvent entraîner une altération apparente des tiges des rosiers. Si l'écorce prend un aspect plissé ou ridé, le mal n'est pas forcément irrémédiable. Il est possible de sauver ces arbustes en les réhydratant. Creusez pour cela une tranchée d'une trentaine de centimètres de profondeur dans laquelle vous coucherez les rosiers à l'horizontale. Vous les recouvrirez entièrement d'un mélange de terre de jardin et de tourbe et vous arroserez copieusement. Rien de tel qu'un bon bain de boue d'une semaine pour leur redonner de la vigueur.

 

Parfois le rosier ne tient pas ses promesses en matière de floraison, ce qui révèle une carence ou une maladie éventuelle, résultant peut être d'une ou de plusieurs erreurs faites au moment de la plantation :
- le terrain peut être trop humide ;
- il a peut être déjà porté un rosier pendant longtemps et il aurait fallu changer complètement le terre qui l'a accueilli
- le sujet a été mis en place à une mauvaise époque, en plein été ou par temps de gel ;
- il est planté trop profondément ou pas bien affermi dans le trou ;
- il a peut être été planté alors que ses racines étaient desséchées ;
- L'exposition ne lui convient pas : il est trop exposé au vent ou il est trop à l'ombre.


Plantez vos rosiers de entre septembre et mai, sauf en période de gelées ou lorsque le sol est trop détrempé. Les rosiers à racines nues (c'est à dire sans motte de terre protectrice) se plantent de novembre à mars et les rosiers achetés sous forme de "paramottes" peuvent être mis en place de septembre à mai. Les racines de tous les rosiers à racines nues doivent être pralinées. Creusez un trou de plantation d'une taille double à celle nécessaire pour contenir le rosier, toutes racines étalées. Ameublissez bien le fond et remplissez-le de bonne terre de jardin, mélangée à du compost fait maison ou à du terreau décomposé, additionné d'une poignée d'os broyés, réserve de nourriture. Ne mettez jamais en contact les racines nues avec le fumier ou les engrais répandus au fond du trou de plantation. Isolez-les avec une couche de terre fine pour éviter de brûler les racines. Une fois l'arbuste positionné dans le trou de plantation, faites glisser de la terre autour des racines, en tassant bien au fur et à mesure avec la main, puis le pied. S'il reste des vides, les racines se dessèchent ou gèlent. Le point de greffe doit être légèrement enterré (sauf pour les rosiers-tiges, qui sont greffés en tête). Prévoyez une légère cuvette et arrosez bien. Pour finir le travail, buttez le collet de la plante jusqu'à la naissance des jeunes branches. Cette protection de terre doit rester jusqu'au printemps. Vous ne l'ôterez qu'au démarrage de la végétation.

 

Si l'entretien général des rosiers arbustifs anciens et modernes est identique, la façon de les tailler diffère. Pour garder leur silhouette naturelle, les anciens n'ont pas besoin d'être taillés avec sévérité. Par contre, pour bien fleurir, les modernes ont besoin d'un renouvellement important et régulier de leurs rameaux. Voir : la taille.

L'intérêt du paillage dépend du climat de votre région. S'il est sec et chaud, mieux vaut protéger le pied du rosier en couvrant la terre nue. Utilisez un broyat de végétaux (de préférence à l'écorce de pin), mélangé à du compost. L'ensemble se décomposera lentement tout en protégeant la terre (et donc les racines du rosier) du soleil et de la sécheresse.

Supprimez les fleurs fanées régulièrement : supprimez-les au fur et à mesure en rabattant la tige qui la porte à un demi-centimètre au-dessus de la première belle feuille située au-dessous de la fleur et munie à son aisselle d'un œil bien apparent et bien formé.

Si vous avez planté des rosiers qui reprennent bien mais sont malgré tout malingres, pincez-les. Dopés, ils reformeront une belle charpente bien ramifiée. Ce ne sera nullement du temps de perdu.

Si vos rosiers donnent des signes de fatigue, voici la marche à suivre pour leur rendre jeunesse et santé. Mars est la saison idéale pour intervenir.
> le nettoyage au pied : si le pied du rosier est envahi par les mauvaises herbes ou des plantes couvre-sol qui ont pris trop d'ampleur, commencez par faire le ménage. Conservez toutefois quelques plantes que vous réinstallerez après. Utilisez une fourche à bêcher. Travaillez en douceur pour ne pas blesser les racines du rosier. 
> supprimez les gourmands : ces gourmands sont des pousses émises par l'églantier sur lequel le rosier est greffé. Supprimez-les sans faute sous peine de les voir acquérir un développement très important au détriment du rosier qui dépérit peu à peu. Les rejets d'églantier diffèrent des pousses du rosier par leur feuillage et leurs épines. La suppression des gourmands exige une surveillance constante. Procédez au sécateur ou parfois à l'aide de la bêche.
> un peu de nourriture : au fil des années, la terre dans laquelle pousse votre rosier perd de nombreux éléments nutritifs. Même si les racines peuvent aller chercher en profondeur de quoi se nourrir, apportez régulièrement, et au printemps de préférence, du compost ou du terreau enrichi d'engrais complet pour rosiers de type 10-10-15. Mélangez-le à la terre par un binage superficiel.
> une taille de nettoyage : avant de procéder à la taille de floraison, commencez par supprimer les rameaux les plus âgés à l'écorce abîmée, les rameaux morts, blessés ou boursouflés. Supprimez aussi tous les fruits de l'année passée.
> la protection des plaies de taille : si vous avez supprimé quelques grosses branches au pied du rosier, n'oubliez pas de protéger ces coupes qui sont souvent à l'horizontale. En les protégeant avec un produit du commerce, vous empêchez l'eau et de nombreux champignons parasites d'y pénétrer.
> une taille pour favoriser la floraison : désormais, vous y voyez plus clair. Vous allez pouvoir attaquer la taille proprement dite, celle qui embellira la silhouette de votre rosier et favorisera sa floraison. Au mois de mars, cette intervention est facile, car les bourgeons démarrent et il est plus facile de discerner ceux qu'il faut conserver. Voir : la taille.
> un traitement préventif : une fois terminée cette grande toilette, offrez à votre rosier un premier soin. Pulvérisez un fongicide destiné à lutter contre les principales maladies qui peuvent l'inquiéter : oïdium, rouille et taches noires. Au cours de la saison, vous pourrez renouveler trois fois ce traitement. Ce produit sera à base de soufre ou de karathane pour l'oïdium.

 

Toutes les maladies peuvent être traitées par des produits vendus dans le commerce en observant certaines règles :
- suivez strictement les instructions ;
- n'opérez jamais sous le soleil ou la pluie ;
- ne forcez pas la dose.

Les araignées rouges résultent souvent de la combinaison de la chaleur et de l'humidité. Les feuilles se décolorent et deviennent grisâtres. Appliquez un insecticide systémique pour prévenir, plutôt que guérir.

La "bave de crapaud" se reconnaît à l'écume qui entoure les pousses, protégeant un petit insecte jaune en mai et juin. Les tiges risquent de se déformer et les feuilles, de tomber. Dans un cas isolé, essuyez l'écume entre vos doigts, mais traitez toute manifestation sévère : un jet d'eau pour nettoyer, suivi de l'application d'un produit de type Hexyl.

La chlorose provoque le blocage des capillaires et induit le jaunissement du feuillage. Cela résulte de la terre, trop calcaire, qui ne convient pas au rosier. Ameublissez le sous-sol et amendez la terre par un apport de tourbe en surface. Renouvelez ces opérations chaque année si nécessaire.

Les fourmis, qui ne sont pas spécifiques au rosier, peuvent se multiplier autour des racines, effritant la terre et privant la plante de sa nourriture. Celle-ci flétrit et meurt. Appliquez une poudre anti-fourmis (ou anti-doryphores) et veillez à leur destruction.

La marsonia est un champignon qui se manifeste sous forme d'une tache noire auréolée de jaune. Elle se propage avec rapidité sur les feuilles et provoque leur chute. Brûlez absolument celles-ci. En juillet-août, elle est clairement visible et peut très bien toucher les bourgeons et les tiges, provoquant une défoliation. Elle est difficilement contrôlable, mais vous pouvez néanmoins amender avec de la potasse. Elle reste moins répandue dans les zones industrielles qu'ailleurs.

L'oïdium est la maladie du rosier la plus fréquente. Ce champignon recouvre les feuilles tendres et les bourgeons, qui tombent, le plus souvent en été ou au début de l'automne. Un manque de circulation d'air, ou d'humidité à la racine, l'épuisement de la terre ou des nuits froides suivant des jours très chauds peuvent également provoquer son arrivée. Traitez en améliorant les conditions d'entretien et arrosez régulièrement et copieusement. Cela devrait suffire à stopper le mal.

Les pucerons, noirs, brun-rouge, jaunes ou verts, sont les grands prédateurs du rosier. Dès le printemps, ils sucent la sève des jeunes pousses, qu'ils peuvent faire flétrir et tomber. Ils produisent une substance collante, le miellat, sur laquelle se développe un champignon, la fumagine, qui donne un aspect noir proche de la suie. Contenez-les avec de l'eau savonneuse, de la nicotine, un produit systémique type bifenthrine ou un insecticide du commerce à base de lindane, de parathion ou de malathion.

La rouille, ou la maladie des taches noires, apparaît sur les rameaux et les pétioles. Elle n'est pas particulièrement fréquente, mais elle affaiblit la plante. Rouge, orange et noir, elle attaque en juillet le dessous des feuilles et se répand sur les jeunes rameaux, qui se ratatinent avant de tomber. Brûlez-les impérativement. Vous pouvez la combattre avec des produits à base de zinèbe, de mancozèbe ou de manèbe. Intervenez à partir de la fin de la première floraison.


 

La taille des rosiers vise au bon développement de l'arbuste en lui assurant le maximum de floraison. La grande règle consiste à tailler après la floraison pour les variétés qui ne fleurissent qu'une fois au printemps, et avant le démarrage de la végétation pour les autres. Utilisez un sécateur propre, désinfecté, et bien aiguisé. Coupez toujours en biais, quelques millimètres au-dessus d'un oeil dormant tourné vers l'extérieur de l'arbuste.

Chaque année avant fin mars (fin février dans le Midi), taillez les rosiers buissons et rosiers tiges remontants. Proportionnez la taille à la vigueur de chaque arbuste. Supprimez d'abord le bois mort. Éliminez ensuite une partie du vieux bois afin de rajeunir la touffe sans lui laisser prendre un développement inesthétique. Après la suppression du vieux bois, sélectionnez de 5 à 7 branches principales en privilégiant les plus jeunes (écorce verte) et les mieux placées. Supprimez toutes les branches et brindilles qui s'entrecroisent. Taillez les rameaux conservés au-dessus de deux à cinq ou six yeux (bourgeons) ; taillez plus longs les rameaux les plus vigoureux, plus courts les moins vigoureux (la taille longue consiste à laisser subsister sur le rosier une plus grande longueur de rameau). Une fois taillé, le rosier doit avoir une forme de gobelet, bien dégagé au centre. Sélectionnez avec le plus grand soin l'œil au-dessus duquel vous taillez, en position telle qu'il donne naissance à un bourgeon qui élargira la touffe ou la régularisera.

Sur un sujet grimpant nouvellement planté, contentez-vous, les trois premières années, de supprimer les fleurs fanées et les branches sèches.
Rosiers grimpants remontants :
taillez-les également en fin d'hiver. On peut même commencer en décembre. Détachez-les de leur support et procédez à un rajeunissement en supprimant tout le bois mort et une partie du vieux bois. Supprimez toutes les branches et brindilles qui s'entrecroisent et les branches qui ont fleuri la saison passée. Conservez de 3 à 6 branches principales, surtout les pousses nées dans la saison et parties de la base. Raccourcissez à peine les jeunes rameaux choisis pour renouveler la charpente et palissez-les en éventail dans une position oblique ou voisine de l'horizontale. C'est à cette condition qu'elles fleuriront de bonne heure et avec générosité. Raccourcissez sévèrement les ramifications secondaires à deux yeux seulement.

Rosiers grimpants non remontants : taillez-les seulement en juillet, lorsqu'ils ont fini de fleurir. Conservez toutes les jeunes pousses les plus vigoureuses et supprimez au contraire toute la partie du vieux bois qui n'est pas absolument indispensable, pour arriver à garnir le sommet du support. Les branches qui viennent de fleurir disparaissent en partie avec l'élimination du vieux bois. Sur celles que vous conservez, supprimez toutes les inflorescences fanées.

Rabattez les lianes à environ 30 à 40 centimètres de hauteur avant la plantation ; sur celles de plus d'un an, taillez les branches latérales à 10 centimètres de la tige principale. Aérez le sujet en supprimant à la base les branches qui l'encombrent si elles nuisent à son équilibre général.

Sur un couvre-sol, enlevez les tiges qui ont déjà fleuri et les mortes.

Sur un polyantha (à fleurs multiples), nettoyez les branches abîmées ou touffues et coupez l'extrémité de certaines d'entre elles pour harmoniser l'ensemble.

Sur un miniature, supprimez les branches trop enchevêtrées.

Sur l'hybride de thé à grosses fleurs, nouvellement planté, pratiquez une taille à 20 centimètres du sol pour lui assurer une bonne charpente ; s'il est établi depuis plus d'un an, veillez simplement à ce que les branches principales soient à peu près de longueur égale et supprimez les tiges malingres.

Si vous préférez de grosses roses bien pleines à une exubérance de fleurs, pincez quelques boutons dès leur formation, en laissant de préférence ceux des branches terminales qui fleuriront en premier.

 

Le rosir est sans doute l'une des plantes qui donne le plus de fleurs ; il faut donc, en retour, bien le nourrir. Il a besoin d'un apport d'azote (N), stimulateur du développement du feuillage et de la croissance - sous forme de corne torréfiée et de sang desséché. Le rosier a également besoin de phosphore (P), nécessaire à la floraison et au développement des racines - sous forme de fumier de vache. Si vous ne pouvez vous en procurer du frais, achetez-le en jardinerie, il est desséché et facile à manier. La poudre d'os et les cendres de bois des feux du jardin sont également très appréciables. La potasse (K) qu'elles contiennent aide le rosier à résister aux maladies et joue une grande influence sur la couleur des fleurs.
On peut aussi acheter dans le commerce un engrais tout prêt, sachant quand même qu'il vaut mieux traiter chaque carence de manière spécifique.
La date d'épandage varie en fonction du temps, de la région et de l'état du sujet, mais en règle générale, le programme de fertilisation débute au printemps, juste avant que les feuilles apparaissent, en été, juin ou juillet, mais pas au-delà. Vous pouvez aussi le faire immédiatement après la taille de printemps.
Ne vous contentez pas seulement d'engrais. Au début du printemps, au moment où la végétation est affamée, appliquez aussi du mulch sur quelques centimètres à la surface du sol autour du rosier. Certains spécialistes préconisent cette opération à l'automne, avant les grands froids. Il apporte de l'humus à la terre. Enfin, n'hésitez pas à arroser abondamment pendant toute la période de floraison.

 

C'est au mois de septembre que vous multiplierez vos rosiers.
Le bouturage. Cette méthode, très simple, qui permet de reproduire une variété qui n'existe plus nécessairement dans le commerce, a un taux de réussite de 90% ; en revanche, il faudra attendre trois ans avant de voir éclore les premières fleurs.
Préférez les tiges souples aux raides.
- choisissez-les de 25 à 30 centimètres de longueur et taillez-les en biais ;
- retirez les feuilles et les épines en ne laissant qu'un petit bouquet au sommet ;
- creusez une tranchée à l'ombre et versez 4 à 5 centimètres de sable grossier au fond ;
- trempez l'extrémité des tiges dans la poudre d'hormones et placez celles-ci dans la tranchée en complétant par 5 à 6 centimètres de terre légère ;
- tassez bien et arrosez ;
- quinze à seize mois plus tard, mettez les boutures en place.

Reproduisez aussi vos rosiers par marcottage. Cette pratique convient parfaitement pour les espèces à tiges basses, notamment grimpantes ; la seule réserve serait de ne pas laisser fleurir le rosier la première année.

Le greffage, qui nécessite un certain doigté, reste le fait des professionnels, de même que le semis, qui garantit une reproduction très fidèle. Tous deux exigent de la patience, car le nouveau pied prend son temps pour fleurir. Si vous voulez malgré tout vous essayer au semis des graines de rosiers non botaniques, vous aurez la surprise du résultat, les rosiers adorant se marier entre eux et les "enfants" étant tous différents.

Le rejet, tige longue et droite à sept feuilles au lieu de cinq, prend son origine sous terre. Il est issu du porte-greffe. A vous de choisir : supprimez-le ou récupérez-le. Sachez cependant qu'il ne produira surtout pas le même rosier que celui qui le portait, mais il s'agira de l'espèce, sauvage, dont il est issu. Il sera vigoureux mais ne fleurira pas avant deux ans.


Semez des rosiers si vous voulez constituer une haie défensive à bon compte. N'hésitez pas à récupérer les gros fruits ronds des rosiers rugosa lorsqu'une ou deux gelées ont ramolli leur peau. Ces rosiers botaniques sont majoritairement fidèles et vous donneront de nouveaux rugosa. Récupérez les graines et places-les dans un pot rempli d'un mélange léger de terreau et de sable. Espacez-les de 2 ou 3 cm et recouvrez d'une couche fine de sable (de l'épaisseur d'une graine). Placez le pot sous châssis froid ou près de la maison. La levée se fera au printemps, vous pourrez repiquer en godets individuels dans un terreau bien riche dès le début de l'été. La mise en place se fera au printemps suivant. Les heureux possesseurs d'une serre chauffée ou d'une véranda verront leurs semis lever avant la fin de l'hiver et donner des fleurs dès la première année.

 

Le rosier existe sous de multiples formes et variétés que l'on peut cultiver de diverses manières. Il se prête ainsi à des emplois extrêmement variés et sa présence est essentielle dans les jardins.

Les rosiers en touffes sont tous ceux qui, ramifiés dès le niveau du sol, forment des touffes érigées.
Rosiers arbustes : ils forment de fortes touffes de 1 m à 1,30 m de haut, voire pour certains, 2 m à 2,50 m de haut. 'Blanc Double de Coubert' ; 'Cerise Bouquet', rouge carminé ; 'Marguerite Hilling', rose ; 'Nevada', blanc ; 'Roseraie de l'Haÿ', rouge violacé ; 'Wilhelm', rouge sang.
Plantez les rosiers arbustes sur une pelouse, soit en sujets isolés, soit par groupes en espaçant chaque rosier de deux ou trois mètres les uns des autres. Outre leur floraison principale (mai-juin suivant les variétés), ils remontent souvent bien en été et en automne. Certains offrent des fruits décoratifs.
Rosiers buissons : ils constituent des touffes plus ou moins ramifiées de 30 cm à 1,20 m de haut. Ils sont :
> à grandes fleurs uniflores : ces rosiers produisent de vraies roses, bien doubles, bien formées, portées par des pédoncules uniflores. 'Michèle Meilland', rose teinte de saumon et d'ambre ; 'Auguste Renoir', rose bengale ; 'Château d'Amboise', rouge foncé velouté ; 'Jean Giono', jaune soleil bordé d'orange mandarine ; 'Interflora', rose orangé ; 'Maryse Kriloff', rouge orangé ; 'Mamy Blue', mauve bleuté ; 'Mme A. Meilland', jaune et rose. 
> à grandes fleurs groupées : les roses sont analogues aux précédentes, souvent un peu moins grosses cependant, et groupées par trois ou cinq ou parfois davantage, sur des pédoncules ramifiés. 'Dolce Vita', rose saumoné ; 'Imperator', rouge velouté ; 'Guy de Maupassant', rose carmin pâle ; 'Queen Elizabeth', rose frais ; 'Léonard de Vinci', rose bengale ; 'Samouraï', rouge cramoisi ; 'Super Star', rouge orangé clair.
> à fleurs moyennes en bouquets (floribunda) : les fleurs moyennes, bien formées, sont réunies en bouquets de cinq ou davantage. 'Anthony Meilland', jaune ; 'Arnaud Delbard', rose corail ; 'Daniel Gélin', rose orangé ; 'Centenaire de Lourdes', rose ; 'Edith de Martinelli', rose pâle ; 'Fée des Neiges' (ou 'Iceberg'), blanc ; 'Guitare' jaune teinté de rose ; 'Cocorico', jaune paille bordé de rose carmin ; 'Rusticana', orangé feu.
> à fleurs moyennes ou petites en bouquets (polyantha ou hybrides) : chez les polyanthas, les fleurs sont petites, doubles et réunies en très grand nombre. Chez les hybrides de polyantha, elles sont souvent plus grandes, mieux formées et réunies en moins grand nombre. Tous ces rosiers offrent une végétation vigoureuse et touffue et une floraison permanente. 'Alain, rouge foncé ; 'Concerto', laque géranium ; 'Diablotin', rouge orangé clair ; 'Distinction', rose franc ; 'Sarabande', orangé clair ; 'Nathalie Nypels', rose.
Plantez les rosiers buissons en plate-bande ou en groupes naturels. Pour un plus bel effet, ne plantez qu'une seule variété par plate-bande ou groupe.
Rosiers miniatures : ce sont de très petits buissons de 10 à 25 cm, à fleurs elles-mêmes de petites dimensions. 'Gold Symphonie', jaune d'or intense ; 'Pêche Meillandina', rose pêche ; 'Insolite', rose rubis ; 'Douce Symphonie', rose léger bordé de rouge ; 'Snow Meillandina', blanc.
D'un emploi plus limité, les rosiers miniatures sont parfaits en rocaille, en bordures ou en pots.

 

Ces rosiers, également ramifiés dès le niveau du sol, produisent de longs rameaux qui réclament le soutien de murs ou de treillages, pylônes, portiques, pergolas. Il en existe une très grande diversité, remontants ou non, à fleurs plus ou moins grandes.
Rosiers grimpants remontants à grandes fleurs : 'Clg* Mme Edouard Herriot', rose corail ; 'Clg Mme Pierre S. Du Pont', jaune d'or ; 'Impératrice Rouge', rouge carmin ; 'Mme Alfred Carrière', blanc carné ; 'Dune', jaune très pur.
Rosiers grimpants remontants à fleurs moyennes : 'Danse du Feu', géranium orangé ; 'New Dawn', blanc carné ; 'Pink Cloud', carmin.
Rosiers grimpants remontants à petites fleurs : 'Grimpant Diablotin', rouge orangé ; 'Intervilles', rouge ; 'Grimpant Orange Meillandina', rouge orangé.
Rosiers grimpants non remontants à fleurs moyennes : 'Albertine', chamois rosé ; 'Neige Rose', rose vif ; 'Paul's Scarlet Climber', rouge.
Rosiers grimpants non remontants à petites fleurs : 'American Pillar', rouge à oeil blanc ; 'Dorothy Perkins', rose ; 'Excelsa', rouge.

* Clg = climbing = grimpant.

Les rosiers grimpants sont idéaux pour fleurir pergola, pylône, portique, tronc d'arbres, mur.

Le palissage. Plantez les espèces grimpantes à une distance de 40 centimètres du mur, racines penchées vers l'extérieur dans le trou de plantation.
Palissez une ou deux branches du rosier grimpant sur un mur à l'horizontale : il s'ensuit une généreuse floraison, ainsi que la pousse de nouvelles branches, qui fleurissent à leur tour à la verticale, sans que le rosier se dégarnisse de la base.
Plantez le sujet voué à grimper dans un arbre à 50 centimètres de celui-ci pour qu'il ne soit pas gêné par les racines de son hôte ; inclinez-le vers lui, puis étalez les branches de façon à mêler les végétaux.

 

Ces rosiers se présentent sous la forme d'une tige nue et droite d'églantier qui porte à son sommet une tête ramifiée, constituée par la variété de rosier qui a été greffée en écusson sur cet églantier. 'Catherine Deneuve', rose orangé ; 'Révolution française', rouge velouté ; 'Souvenirs de Marcel Proust', jaune soufre ; 'Jacques Prévert', rouge ; 'Centenaire de Lourdes', rose ; 'Mme A. Meilland', jaune rosé ; 'Grand Siècle', rose carminé ; 'Yves Piaget', rose ; 'Comtesse de Ségur', rose ; 'Christophe Colomb', orangé ; 'Fée des Neiges', blanc ; 'Prestige de Lyon', saumoné.
Les rosiers tiges sont précieux pour rehausser le relief d'une plate-bande de rosiers buissons. Plantez-les alors sur le rang central (à raison d'un rosier tige pour trois ou quatre buissons) dans le cas d'une plate-bande isolée ou sur le rang du fond pour une plate-bande adossée. Choisissez des rosiers tiges de la même variété que ceux de la plate-bande qu'ils surmontent ou, au contraire, d'une variété différente, afin de créer un contraste de coloris, jaune sur rouge par exemple.

 

Ces rosiers sont obtenus par le greffage de rosiers grimpants à rameaux souples sur des tiges d'églantier, analogues à celles utilisées pour la formation des rosiers tiges, mais plus hautes (1,50m à 2,50 m par exemple). 'Dorothy Perkins', rose frais ; 'Excelsa', rouge cramoisi ; 'Schuss', rose soutenu ; 'Dentelle de Malines', blanc teinté de rose tendre.
Dispersez les rosiers pleureurs sur une pelouse comme les rosiers arbustes en les distançant les uns des autres de 3 à 5 m .

 

D'infinies possibilités d'implantation dans le jardin s'offrent à vous : dans les bordures et les plates-bandes, le long d'un chemin, sur la terrasse, en isolé ou par petits groupes sur la pelouse...

Plantez les rosiers arbustes sur une pelouse, soit en sujets isolés, soit par groupes en espaçant chaque rosier de deux ou trois mètres les uns des autres. Outre leur floraison principale (mai-juin suivant les variétés), ils remontent souvent bien en été et en automne. Certains offrent des fruits décoratifs.

Plantez les rosiers buissons en plate-bande ou en groupes naturels. Pour un plus bel effet, ne plantez qu'une seule variété par plate-bande ou groupe. La mise en place de spécimens identiques, groupés par trois et espacés de 40 centimètres les uns des autres, produit un effet magnifique lors de la floraison.

D'un emploi plus limité, les rosiers miniatures sont parfaits en rocaille, en bordures ou en pots.

Les rosiers grimpants sont idéaux pour fleurir pergola, pylône, portique, tronc d'arbres, mur.

Les rosiers tiges sont précieux pour rehausser le relief d'une plate-bande de rosiers buissons. Plantez-les alors sur le rang central (à raison d'un rosier tige pour trois ou quatre buissons) dans le cas d'une plate-bande isolée ou sur le rang du fond pour une plate-bande adossée. Choisissez des rosiers tiges de la même variété que ceux de la plate-bande qu'ils surmontent ou, au contraire, d'une variété différente, afin de créer un contraste de coloris, jaune sur rouge par exemple.

Dispersez les rosiers pleureurs sur une pelouse comme les rosiers arbustes en les distançant les uns des autres de 3 à 5 m .

En attendant la floraison, les rosiers ne sont pas toujours beaux à voir. Au mieux, ils ne se remarquent pas, car leurs pousses de printemps sont insignifiantes. En revanche, ils se rattraperont pendant l'été. Ce serait donc une bonne idée de les accompagner de plantes complémentaires, belles au printemps et inexistantes en été. Ces espèces là existent. Ce sont les bisannuelles comme la pâquerette, la giroflée ou la pensée. Vous pourrez en disposer au pied de vos rosiers. Si vous les trouvez en plants, achetez-les en février. Elles seront bientôt en fleurs et se termineront avec le début des rosiers. Pensez tout de même à harmoniser les coloris.
 

Ne vous contentez pas des catalogues, certes bien utiles, mais allez les voir dans leur milieu dans la roseraie la plus proche de chez vous. Vous vous rendrez mieux compte de leur aspect général, de leurs coloris ...
Commencez par bien lire l'étiquette du rosier qui vous intéresse et lisez bien ses caractéristiques ; vous risqueriez en effet d'être déçu si vous ne teniez pas compte de la différence entre un remontant et un rosier à floraison continue. Le premier refleurit jusqu'à trois fois durant la saison, le second donne tout l'été. En outre, nombre de variétés existent en grimpant ou en buisson . Soyez attentif. D'autres portent tout l'hiver sur leurs branches ces fruits ronds ou ovales appelés les cynorrhodons, appréciés des oiseaux et très décoratifs pendant les longs mois d'hiver. Pour cette dernière catégorie, il est inutile de supprimer les fleurs fanées si vous voulez voir apparaître ces décorations.

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