Protéger

horizontal rule

 

Choisissez les protection hivernales

Le voile d'hivernage, se pose directement sur les cultures, les bords lestés de planches. En polypropylène non tissé, il laisse circuler l'air et s'infiltrer l'eau de pluie, en atténuant l'effet des écarts de température et des fortes intempéries.
Le film en plastique transparent de la serre-tunnel
, coulisse entre des arceaux tubulaires enjambant la plate-bande et des ficelles de tension amarrées sur des crochets fichés en terre s'emboîtant dans la base des arceaux. Les côtés se relèvent pour permettre les cueillettes ou l'aération. Les extrémités sont maintenues avec des liens et des piquets.
Les modules du châssis-tunnel
, en fibre de verre et résine, placés les uns à la suite des autres en fonction des besoins, ont une taille variant de 1,06 m de long, 0,75 m de large et 0,40 cm de haut pour les petits à 1,20 m de long, 1,15 m de large et 0,90 m de haut pour les plus grands. Des volets s'ouvrent latéralement pour un accès plus aisé ; l'avant et l'arrière sont clos pas des faces amovibles ; des tiges d'ancrage en acier assurent la stabilité de l'ensemble.
De nombreux petits joyaux de nos jardins supportent bien le froid, mais mal le vent. C'est le cas des plantes alpines qui, en outre , souffrent de l'absence fréquente de neige en plaine. Palliez ces inconvénients en chapeautant les plus fragiles d'une cloche lourde que vous garderez penchée face au vent à l'aide d'un caillou pour laisser respirer la plante.

Quel que soit le système utilisé, n'oubliez pas de les aérer dès que le soleil brille, même par temps de gel.
 

horizontal rule

Manteaux divers

Entre la fin novembre et les premières semaines de décembre, il est temps de mettre un manteau à vos plantes les moins rustiques pour ne pas les perdre au cours de l'hiver. N'installez pas trop tôt ces protections. Il est bon que les plantes subissent une petite période de froid afin que leur végétation soit complètement arrêtée. Surveillez votre baromètre, votre thermomètre et écoutez les prévisions météorologiques afin de vous tenir prêt. Les techniques et les matériaux ne manquent pas. Abritez tous les végétaux un peu précieux mis en terre avant l'hiver, surtout si vous ignorez leur résistance au froid. Au fil des années, elles s'acclimateront et deviendront plus résistantes. Abritez les plantes d'origine méditerranéenne (acanthe, olivier, figuier ...) certaines plantes bulbeuses ou à racines charnues (crinum, agapanthe, alstroemère ...) et les arbustes fragiles (fuchsias, bananiers, abutilons ...). A la fin de l'hiver, vous enlèverez progressivement ces abris. 

Les aiguilles de pin sèches sont amassées en un gros coussin posé sur la souche des plantes fragiles. Pour éviter qu'elles ne se mouillent ou ne s'envolent, maintenez-les par un pot de terre large et bas, mis à l'envers. Supprimez les parties abîmées des tiges, voire toutes les tiges.

Les feuilles mortes sont soigneusement entreposées dans un bac fait d'un cylindre de grillage, installé autour du tronc des arbres peu rustiques. Les feuilles doivent être bien sèches. Il est conseillé de ne pas les tasser. 

Le film non tissé emmaillote une poterie qui héberge une jeune plante un peu fragile. Protégez à la fois la plante et la poterie du froid et de l'humidité, qui diminue la résistance au gel. Ce film laisse circuler l'air et la lumière. Posé verticalement l'eau ruisselle sans pénétrer. 

Réalisez une bonne protection avec plusieurs matériaux : emballez votre petit arbre dans un paillon, coiffez-le d'un pot de terre. Puis fabriquez un cube tout autour avec des plaques de polycarbonate à doubles parois maintenu par des piquets, remplissez-le de feuilles mortes. Ainsi, la tige, la tête et la souche de votre arbre sont protégées du froid.

Le plastique à bulles est très efficace. Un cadre léger fait de liteaux de sapin permet d'agrafer le plastique. Prévoyez une aération haute pour ne pas créer une chambre confinée surchauffée quand le soleil brille. Les magasins de bricolage proposent un plastique à simple paroi, moins onéreux.

Une petite cabane de bambous protège les plantes de façon plus complexe, du froid de la pluie mais aussi du soleil. En effet, lors des journées de gel, celui-ci peut provoquer un réchauffement trop rapide des tissus et aggraver les effets du gel. C'est de plus, une très jolie protection.
 

horizontal rule

Le coupe-vent

Un mur ou une haie ne servent pas de coupe-vent, au contraire ; le vent se précipite par-dessus et balaie la végétation située de l'autre côté. En revanche une plantation bien faite la protège efficacement et réduit considérablement les dégâts potentiels. Végétaux à utiliser pour servir de coupe-vent :

Acer negundo Amelanchier alinifolia
Caragana arborescens Eleagnus angustifolia
Fraxinus pennsylvanica Gleditsia triacanthos
Juniperus scopulorum Juniperus virginiana
Pinus panerosa Populus

Un coupe-vent abrite un terrain sur une surface équivalente à la hauteur des plantations multipliée par 10. Pour atteindre une efficacité maximale, il doit se situer à 5 ou 7 mètre de l'endroit à protéger. Plusieurs lignes serrées de végétaux freinent au mieux le vent. Les plus bas viennent à l'avant et les suivants entre 5 et 12 mètres derrière, selon l'importance du terrain. Les plus grands sujets occupent le centre et le fond, espacés d'environ 1,50 à 2 mètres les uns des autres et flanqués, de part et d'autre, des moins grands.
Cette protection n'empêche pas l'existence de protections individuelles, destinées à abriter certaines plantes de choix. Cet élément ne doit pas être en dur et il faut toujours penser au filtrage. Il n'est pas non plus définitif, car la plante elle-même, sera apte à prendre la relève deux ou trois ans plus tard, et fera alors fonction de brise-vent naturel pour d'autres végétaux. Il est donc important de choisir pour ces emplacements spécifiques des espèces, même petites au départ, susceptibles d'assurer cette fonction.
Le coupe-vent idéal. Pour associer beauté et efficacité : il suffit de respecter le schéma de plantation suivant :
- une rangée d'arbres ;
- quelques mètres devant, une rangée d'arbustes en quinconce ;
- une ou plusieurs rangées de sous-arbrisseaux ;
- en avant-scène, une plantation de graminées, au besoin mélangée à des vivaces.
Pour que le filtre soit opérant, les différentes rangées ne doivent pas se situer trop près les unes des autres. Tant que la plantation n'a pas pris de l'ampleur ou de la hauteur, des brise-vent artificiels, canisse ou autres, seront plantés à quelques mètres derrière les arbres.
Malgré toutes ces précautions, il est bon, dans certaines régions de connaître quand même les plantes qui résistent le mieux aux vents. Cf. Végétaux dans le vent.

horizontal rule

Comment protéger les plantes en hiver ?

Il devient de plus en plus nécessaire de protéger certaines plantes, pas tant à cause du climat que parce que nous introduisons dans le jardin des espèces et des variétés exotiques, provenant de climats plus cléments que les nôtres. La mise en place, au bon moment, d'une protection appropriée permet de sauvegarder des végétaux pas toujours "rustiques".
Même les plantes ainsi qualifiées peuvent souffrir, voire mourir, au cours d'un hiver particulièrement rigoureux. Alors, autant mettre toutes les chances de survie de leur côté, sans trop de contraintes.
Les bulbes. Pensez aux lis par exemple. Recouvrez-les d'un pot en terre bourré d'un paillis de feuilles.
L'arbre sur tige. Encapuchonnez sa tête dans un sac en plastique. Entourez son tronc de paille, maintenue par des liens.
L'arbuste. Entourez-le de branches de feuillage ou de conifère. Pour un grand sujet, commencez par placer un matelas de tourbe de 10 centimètres autour de la base, introduisez de la paille entre les branches, puis entourez-le d'une toile ou d'une feuille de plastique. Ficelez le tout et attendez jusqu'au printemps.
Le conifère. La neige endommageant ses branches, lies-les pour éviter leur écartement.
La plante grimpante. Isolez sa base avec un plastique bourré de paille ; même si les branches souffrent du froid, la plante est en sécurité.
La plante sur tige. Si l'hiver s'annonce très rigoureux, protégez la tige avec un manchon de de paille ou de jute et encapuchonnez le sommet avec de la paille.
Les petites plantes et les vivaces. Mettez-les en sécurité sous un monticule de tourbe ou de compost. Dès le retour des beaux jours, libérez-les et rabattez quelques branches abîmées si nécessaire.
La plate-bande fleurie. Dotez-la, comme les petits arbustes, d'une couverture/édredon de branches de feuillage persistant ou de conifère. Si l'hiver est très rigoureux et que le gel s'en mêle, préparez un "sandwich", avec quelques centimètres de paille entre deux "tranches" de fin grillage. Cela protège efficacement les caissettes plantées et les châssis.
La plante isolée. Recouvrez-la d'un pot en terre garni de feuilles séchées ; si elle est trop grande, enveloppez-la dans un sac plastique rempli de papier ou de feuilles mortes, amarré avec des pierres.
 

horizontal rule

A propos de :

Comment les feuilles des fougères peuvent-elles protéger du froid ? Les feuilles des fougères, comme d'ailleurs tous les autres matériaux de paillage, ne "chauffent" pas le sol, ni les plantes. En automne, la terre est encore un peu chaude et le matelas de feuilles capte et piège les quelques degrés qui proviennent du sol. Il forme ainsi autour des plantes un matelas d'air qui sert de tampon et protège des chutes ou des hausses brutales de température. Ce sont en effet ces changements brutaux de température qui abîment les tissus végétaux. Lorsque les plantes ont le temps de s'habituer progressivement au froid, elles y sont beaucoup moins sensibles. De plus, un matelas de fougères ou de feuilles empêche les pluies battantes de tasser le sol et protège le cœur des souches. Pour être vraiment efficace, il faut également que ce matelas protecteur soit sec, au moins lorsque vous l'installez. Comme un vêtement, il ne garde pas la chaleur quand il est mouillé. Quand il pleut beaucoup, certains jardiniers protègent ce matelas avec une feuille de plastique. Une fois que la pluie s'est arrêtée, vous pouvez ainsi l'aérer, en le soulevant avec une fourche pour qu'il sèche.

La tentation est grande d'employer les déchets de broyage de branches comme paillis. Celui-ci doit être composté quelques semaines avant emploi : frais, il est pauvre en azote et consomme celui du sol ; par ailleurs, non "chauffé" par le compostage, il peut servir d'hôte à de nombreux champignons.
 

horizontal rule