Tous les Conifères

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Toutes les caractéristiques et toutes les qualités des conifères apportent des bénéfices paysagers considérables. Les hivers sont moins nus, les fonds sombres sont idéaux pour mettre en valeur un premier plan coloré. Les conifères sont devenus des parures très utilisées dans de nombreux parcs et jardins. Chaque espèce, par sa taille, son port, sa texture est prédisposée à jouer un rôle particulier dans le jardin et il faut savoir les utiliser à bon escient. Grands et majestueux, cèdres, pins, cyprès, épicéas, séquoias, dominent de toute leur hauteur nombre de parcs somptueux. Taillés en haie ou isolés, thuyas, chamaecyparis, ifs, font partie du décor familier des jardins. Nains ou rampants, genévriers, pins mugho, sont les ornements obligés d'une rocaille. Ils apparaissent dans les jardinières ou sur les balcons, et, sous forme de bonsaï, ils pénètrent aujourd'hui dans nos appartements. 
Le plus délicat à maîtriser est la plantation en isolé. Pour cet usage, on sélectionne généralement des sujets bleutés ou pleureurs ou à port spécifique. Ainsi le Pin parasol (dans le midi), le Gingko biloba, les Cèdres bleus et du Liban, Séquoias et Araucarias, sont les espèces qui seront le plus mises en valeur.
Les grands conifères sont à réserver aux jardins de plus de mille mètres carrés qui offrent un recul suffisant pour apprécier leur silhouette. Ces conifères majestueux étalent leurs ramures sur les pelouses et deviennent au fil des ans les pièces maîtresses de nos jardins. Dans les plus petits, planter un tel sujet peut rapidement tourner au désastre. Groupés en massif, les conifères donnent du rythme et de l'architecture. Associés à des feuillus caducs, certains arbustes à fleurs, des bruyères variées et des touffes de vivaces couvre-sols, le résultat ne sera que plus beau. Respectez la proportion de 2/3 de persistants pour 1/3 de caducs. Le secret d'un massif réussi, c'est de marier les différentes textures : densité des Chamaecyparis, pins ébouriffés, tapis compacts de Junipérus... Jouez-les en nombre impair et osez les contrastes colorés : les dorés, Cèdre de l'Himalaya doré, Cyprès Stardust ..., mettent en valeur les bleus, Epicea Koster, Cyprès Lawsoniana ...,  et inversement.
Les petits conifères sont des réductions véritables des grandes espèces. Leur croissance est ralentie, leur port plus compact et plus dense. Ils atteindront quand même 2, 3 voir 4 m de hauteur en une vingtaine d'années. Ces dimensions sont acceptables dans les jardins d'aujourd'hui. Les vrais conifères nains sont, le plus souvent, issus de "balais de sorcières", déformations apparaissant sur des arbres normaux et constituées de branches courtes poussant en désordre. Ces manifestations sont en fait autant de réactions de l'arbre à des attaques ponctuelles de certains parasites animaux ou de champignons. Ces formes ont parfois des aiguilles colorées, ou une disposition bien particulière des ramifications, ou encore des entre-nœuds très courts qui leur donnent un caractère bien trapu et compact. Les pépiniéristes et les amateurs éclairés qui découvrent ces aberrations les greffent et obtiennent autant de joyaux pour nos jardins. Chez tous ces conifères, qu'ils soient petits ou nains, il n'y a que l'embarras du choix grâce à la grande diversité des tailles, des formes et des couleurs. Leurs volumes tracent d'intéressants dessins : prostrés, ils rampent pour former des tapis denses, en boule, ils se dressent de leur rondeur globuleuse, compacte ou ébouriffée, ou encore ils se prennent pour des bonsaïs quand ils veulent imiter leurs grands frères. Il est intéressant de recréer avec eux des paysages en miniature en plaçant alentour des plantes de petite taille. Les variétés en forme de colonnes ou de fuseaux au port très serré dépassent rarement le mètre de largeur pour plusieurs mètres de hauteur et elles ont aussi leur place dans un petit jardin où elles confèrent une dimension verticale aux associations. Quant aux formes étalées, elles ne sont pas nécessairement rampantes... Dans le domaine de la couleur, on les nomme Aurea ou Gold quand ils sont couverts d'or et les bleutés sont de véritables beautés. On peut tirer beaucoup d'une composition à base de petits conifères qui sont indispensables pour décorer toute l'année rocailles et terrasses. Rustiques, résistants au froid et à la sécheresse, ils restent en place de nombreuses saisons sans soins particuliers.

Beaucoup de conifères peuvent être utilisés en haies ou du moins en rideaux. Même les épicéas et les mélèzes s'y prêtent bien. Dans le contexte des jardins actuels, mieux vaut porter son choix vers des plantes d'encombrement faible ou des variétés spécialement sélectionnées. Si vous tenez absolument à une haie taillée, choisissez toujours des variétés capables de bourgeonner sur du vieux bois au cas où il faudrait un jour tailler énergiquement.

Plantez-les en groupe, dans un massif, sur un talus, comme couvre-sol, en haie ou en isolé ... les utilisations sont absolument infinies. Les haies de conifères, compactes et bien touffues, assurent une bonne protection à votre jardin. Les nains seront réservés à la rocaille ou plantés en bac sur la terrasse ou le balcon. Enfin,  grâce à leurs ports et à leurs couleurs très variés, ils gagnent aussi à être plantés avec d'autres arbustes. Il est rare d'ailleurs que les jardins plantés en majorité de conifères soient vraiment réussis et il vaut mieux en user sans en abuser. Un bel ensemble de conifères n'est jamais monotone si l'on a sélectionné avec soin les textures, les formes et les couleurs. Le choix est tel qu'il est possible de composer des associations très subtiles ou fantaisies qui font oublier l'aspect un peu statique et immuable de ces plantes. 
Aux couleurs sombres des conifères, opposez celles douces ou éclatantes des arbustes à fleurs, rosiers, vivaces ou annuelles. N'hésitez pas à intercaler des bruyères par exemple qui sont de très bons compagnons aux conifères en raison de la structure de leur feuillage un peu comparable.
Les conifères trouvent dans la pierre un excellent allié. Les jardins de conifères les plus réussis seront souvent des rocailles.

Il est préférable également de tenir compte de son environnement avant de décider de l'utilisation massive ou non de conifères dans son jardin. Dans les Landes, dans le Jura et toutes les zones où les résineux composent l'essentiel du paysage, vous obtiendrez une intégration logique de votre jardin de conifère, mais, en revanche, dans les régions peuplées de feuillus et dont le paysage varie au rythme des saisons, un décor de conifères pourra sembler incongru.

Il faut se méfier des couleurs presque artificielles de certaines variétés. Les sapins bleus que l'on a planté un peu n'importe comment dans bien des jardins de banlieues prennent parfois un aspect presque choquant dans une composition paysagère. La rigueur des formes de certaines espèces peut confiner à la monotonie. En revanche, un ensemble varié, bien mis en valeur devant un rideau d'arbres, peut s'avérer une composition excellente et raffinée.

Les conifères en isolé : c'est l'utilisation la plus difficile à bien réussir et c'est pourtant la plus généralisée. Mais il est préférable d'y réfléchir à plusieurs fois avant de se lancer dans cette pratique. Un conifère planté sans trop réfléchir au beau milieu d'une pelouse, coupe tout effet de perspective, réduit involontairement les dimensions du jardin, entraîne souvent un assombrissement de la propriété et limite les possibilités créatrices sur le plan paysager. Et souvent, dans les petites propriétés, après une dizaine d'années, il occupe toute la surface du terrain, cache complètement la maison qui ne reçoit plus les rayons du soleil. Un conifère en isolé, et même un feuillu, ne se justifie que dans les grands jardins, quand on a suffisamment de recul pour en apprécier la silhouette dans sa totalité. La plantation en isolé est seulement intéressante pour les grandes espèces majestueuses qui possèdent beaucoup de personnalités. Les meilleurs conifères pour cette utilisation, sont notamment le pin parasol, dans le Midi, le cèdre du Liban, le ginkgo biloba, l'araucaria, dans le Sud-ouest, le cèdre bleu, le séquoia, etc. ... 
Dans les petits jardins, on pourrait être tenté d'utiliser une espèce de taille moyenne pour l'isoler. Évitez dans la mesure du possible les formes fastigiées (élancée et verticale), car elles seront toujours écrasées par l'importance de la maison. A la limite, utilisez un grand conifère étalé comme le Juniperus chinensis 'Pfitzeriana' qui donnera des accents de majesté au décor sans l'écraser complètement. La forme stricte des cyprès de Provence en fait de bons sujets à isoler dans les petits jardins.
En résumé, pour être réussie, une plantation en isolé doit être comme une ponctuation dans le paysage, une silhouette qui crée un évènement visuel par sa seule présente. Il est important qu'un effet de perspective dirige le regard vers le sujet exceptionnel. C'est pourquoi, les grands conifères isolés gagnent à être disposés au carrefour de plusieurs allées principales, ou très en arrière sur la pelouse, et non pas en plein milieu, comme on le rencontre trop souvent.

Un massif de conifères bien rythmé peut créer une véritable architecture dans le jardin, donnant un effet de mouvement de terrain, même sur un sol plat. C'est dû aux innombrables types de port que l'on retrouve chez les résineux. L'association d'un juniperus étalé avec un chamaecyparis dressé, par exemple, est suffisante pour donner un effet de volume. La présence d'espèces globuleuses ponctuant des groupes de conifères fastigiés entraîne une impression de vallonnement. Les conifères seuls ne peuvent composer d'ensemble d'un massif. Dans tous les cas limitez leur importance aux 2:3 maximum de la superficie de votre jardin. Associez-leur des petits arbustes caducs qui fleurissent (potentilles, millepertuis, spirées, céanothes ...), des bruyères variées pour toutes les saisons et des touffes de plantes vivaces de préférence couvre-sol. 
Pour qu'un massif de conifères soit réussi, n'oubliez pas d'utiliser toute la palette de couleurs que vous offrent ces plantes pas comme les autres. Pensez à créer des effets de contrastes assez cossus en opposant des feuillages bleus à des dorés. C'est la meilleure manière pour illuminer un massif. Comme pour toute composition paysagère, créez des effets de masse.  Il ne faut pas ponctuer le terrain avec des plantes éparses, mais les regrouper, en nombre impair de préférence, pour obtenir une ossature solide et l'impression d'une composition. Avec les conifères, on cherche rarement à regrouper des sujets de la même variété. Cela peut se justifier parfois pour composer un arrière-plan ou imposer un effet coloré plus fort. Par exemple 3 Picea pungens 'Globosa' créent une sorte de pyramide bleutée très étonnante, de même que 3 Chamaecyparis lawsoniana 'Minima Aurea' offrent un éclat doré beaucoup plus spectaculaire qu'un seul sujet. Mais en général ce regroupement restera exceptionnel. Les conifères sont suffisamment imposants par eux-mêmes (y compris les espèces naines)  pour avoir une entité dans le massif. Vous chercherez par exemple à marier un grand conifère fastigié doré avec une autre forme élancée bleutée, accompagnés d'une pyramide de taille moyenne d'un beau vert franc et de quelques boules jaune d'or, complétées par un tapis glauque. Dans certains cas, vous pouvez complètement oublier les feuillages verts, pour composer des massifs tout en couleurs à base de gris et de dorés. Cela peu sembler un peu artificiel, mais le résultat est incomparable en hiver, avec une présence colorée très rare en cette saison. 
En résumé, un massif de conifères réussi est souvent une question de texture. N'hésitez pas à mélanger les genres, les pins donnant un aspect ébouriffé, les juniperus une forme de tapis, les chamaecyparis un aspect homogène et compact... Les conifères étant immuables de par leur végétation persistante, il importe de varier le plus possible et de jouer la fantaisie pour que la plantation ne paraisse pas monotone.

Les conifères en rocaille. Le jardin alpin est un des emplois de prédilection des conifères qui s'associent parfaitement à l'élément minéral. Dans une rocaille on apprécie la variété des formes des résineux pour créer des effets de volume, faire disparaître quelques imperfections sous un feuillage étalé, habiller une pierre un peu abîmée, donner un rythme à la plantation et un aspect décoratif en toutes saisons. Quel que soit le style de la rocaille, les conifères viendront la décorer avec bonheur. Il existe une quantité impressionnante de variétés de conifères dits "de rocaille". Il s'agit le plus souvent de plantes naines ou à croissance lente, parfaitement adaptées à cette utilisation. Méfiez-vous toutefois des appellations "conifères nains". Hormis les formes prostrées très rampantes comme Juniperus horizontalis ou Microbiota decussata par exemple, la plupart de ces conifères atteignent entre 1 et 2 m de hauteur après 10 à 20 ans de culture. Sachant qu'un jardin est planté pour durer et qu'il doit normalement s'embellir en vieillissant, il faut faire très attention aux sujets choisis, ainsi qu'aux distances de plantation qu'il faut impérativement respecter, sous peine d'obtenir un effet catastrophique avec la disparition des contours de la rocaille sous la masse imposante des conifères, et une mauvaise croissance des espèces à fleurs, gênées par leur présence trop importante.
En résumé : dans une petite rocaille, vous pouvez limiter la croissance des conifères en les plantant avec leur conteneur. Vous allez ainsi les "bonsaïfier" naturellement en les empêchant de bien s'installer dans le sol. Il faudra toutefois les arroser très régulièrement. Sans faire une véritable rocaille, vous pourrez associer des conifères dans un vallonnement de quelques rochers qui les mettront bien en valeur et viendront rythmer la plantation. Sans appeler véritablement cela de l'art topiaire, notez qu'il est possible de tailler très régulièrement la plupart des conifères nains afin d'accentuer leur forme naturelle.

Les conifères couvre-sol. Il existe de très nombreuses variétés de conifères prostrés. Ces plantes conviennent à merveille pour une plantation entre des espèces fastigiées, pour l'habillage des talus, ou en association avec des bruyères, des alchémilles, des helianthemum, des millepertuis, des santolines et autres généreux couvre-sol pour remplacer le gazon sur les étendues où l'on n'a pas à marcher. L'avantage des conifères couvre-sol est leur croissance assez rapide et leur bonne tenue dans le temps. Une fois installés, ils ne sont pas gênés par les mauvaises herbes et les empêchent même de se développer. Il n'y a aucun entretien particulier à faire, hormis des arrosages par temps vraiment très sec. Les conifères couvre-sol ont tendance à créer un tapis très uniforme, souvent un peu monotone, d'où l'intérêt de les marier avec d'autres plantes.
En résumé :  n'hésitez pas à utiliser les conifères couvre-sol en bordure des massifs surélevés. ils font merveille quand leur ramure prend une forme légèrement retombante. Vous constaterez que beaucoup de conifères prostrés ont tendance à venir habiller naturellement le relief du sol ou un obstacle (une pierre par exemple). Profitez de ce comportement pour obtenir des effets de relief assez inattendus.

Les conifères et l'art topiaire. Remises au goût du jour, on a découvert que les plantes bien taillées s'intégraient superbement dans un ensemble plus naturel, créant un contraste original et de bon goût. Il ne faut pas en abuser, mais en se limitant à un ou deux sujets exemplaires, c'est une bonne occasion de personnaliser un jardin. L'if est la plante idéale pour s'adapter aux fantaisies de l'art topiaire. Sa croissance très lente et son excellent comportement après la taille le prédisposent à cette utilisation. 
S'il est relativement long et difficile de former une plante en topiaire, sachez qu'il est parfaitement possible d'acquérir un jeune arbre déjà taillé. Il vous suffira ensuite de passer la cisaille une fois par mois environ pour lui conserver sa forme initiale. 

Les conifères palissés. C'est une utilisation totalement inattendue et à vrai dire assez peu courante que l'on peut faire de certains conifères. C'est le podocarpus qui donne les meilleurs résultats en palissage le long d'un mur. En raison de la rusticité assez contestable de cette espèce, il faudra la réserver aux jardins du Midi ou du Sud-Ouest. C'est l'occasion de disposer d'un habillage sombre et permanent qui peut servir d'arrière plan idéal.
Les conifères en général se prêtant parfaitement à la taille, il est possible de tenter le palissage avec certaines espèces inattendues comme le cèdre de l'Atlas, le cèdre du Liban, le Pinus parsiflora. C'est un travail de longue haleine qui peut, sous certains aspects, s'apparenter à la technique de culture des bonsaïs, avec ligaturage des branches pour les orienter, tailles régulières et attaches précises. Du grand art.

Les conifères en jardinière. La croissance assez lente (du moins pendant les premières années) des conifères nains, les prédispose à une utilisation sur balcon et terrasse. Leur système radiculaire n'étant pas trop important, ils s'accommodent bien de la culture en bac, à condition qu'ils puissent disposer de 30 cm de profondeur minimum. Les topiaires conviennent aussi très bien pour ce type de culture. Vous pouvez utiliser toutes les variétés considérées comme des conifères de rocaille, qu'elles soient prostrées, dressées ou en boule. Tout dépend du choix des bacs. Dans une jardinière en longueur, la présence d'un conifère étalé est assez souhaitable afin de dissimuler en partie les contours du récipient. Vous pouvez aussi lui associer une autre espèce fastigiée ou pyramidale afin de créer un volume dans la plantation. Dans les jardinières carrées, des conifères globuleux ou très érigés conviennent parfaitement. Il est conseillé de prendre soin à la bonne circulation de l'air pour les conifères du balcon. Trop souvent, les jardinières sont placées le long d'un mur et la plante finit par toucher la paroi. Elle ne peut plus se développer normalement et se défeuille en partie. C'est le cas aussi des expositions trop chaudes avec réverbération du soleil sur les murs. Elles entraînent des brûlures sur le feuillage et la mort des conifères. Les Picea albertiana 'Conica' y sont très sensibles. Évitez absolument les bacs à réserve d'eau aux conifères. Ces plantes n'ont pas besoin d'arrosages énormes en été et redoutent beaucoup l'humidité en hiver. Inévitablement des problèmes parasitaires apparaissent quand les réserves d'eau sont maintenues pleines en permanence (phytophtora notamment).

Les haies de conifères. L'avantage de très nombreuses espèces de résineux est leur excellente résistance aux tailles fréquentes. On trouve les meilleurs conifères de haies parmi les espèces à feuilles plates, comme les thuyas, cupressus, chamaecyparis, leyland. L'if notamment constitue les plus belles haies de conifères qui soient, sans exigences excessives puisqu'il ne demande qu'une seule taille par an pour être impeccable. Ces plantes forment des rideaux épais, compacts, réguliers, à la croissance rapide. On peut les utiliser efficacement comme brise-vent. L'intérêt principal réside dans le feuillage persistant qui forme un écran efficace en toutes saisons. En raison de la densité de leur végétation, les conifères sont sans aucun doute les meilleurs pour la confection de haies anti-bruit. Les haies de conifères servent d'arrière-plan idéal pour les massifs d'arbustes et de plantes vivaces. On peut leur reprocher une régularité qui confine au mur végétal et surtout une grande banalisation, le thuya étant certainement la plante la plus répandue dans nos jardins aujourd'hui. Pensez à sélectionner certaines variétés bleutées ou dorées tout aussi efficaces pour la formation de haies et pourtant plus décoratives. Pour constituer des rideaux de conifères variés, parfois plus intéressants que ceux formés d'un cultivar unique, faites votre choix parmi les variétés de conifères "colonne" ou "chandelle". En fonction de la taille de votre jardin, vous devriez trouver votre bonheur. Vous pouvez également mêler vos conifères avec des feuillus pour des haies plus changeantes au fil des saisons. Si vous prenez soin de marier votre haie de conifères à quelques arbres à fleurs, par exemples, un prunus ou un malus, voire un lilas, et de la doubler ici et là par un autre sujet plus important et de couleur différente, vous changerez complètement le visage de votre jardin. Pensez aussi à mélanger les espèces et même à associer les feuillus et des conifères dans la même haie. Vous obtiendrez un rythme de plantation beaucoup plus varié et très agréable visuellement. N'oubliez pas que les haies de conifères ne sont pas faites pour être basses. Excepté l'if qui supporte des tailles courtes, il ne faut pas envisager une belle et durable haie de thuyas de moins de 2,50 m de hauteur. Ne taillez surtout pas la pousse d'extrémité d'un conifère au moment de la plantation, ce qui provoque une croissance désordonnée de la plante et surtout un ralentissement de sa végétation. Ne taillez la haie à son sommet qu'une fois la hauteur désirée atteinte.

Un écran de conifères. Pour vous mettre à l'abri des bruits, du vent et des voisins, créez un écran de conifères. Choisissez dans les variétés suivantes : Cyprès de Leyland, verts ou dorés, Pin noir, Sapins de Douglas, Thuya de Lobb ou Atrovirens, Épicéas commun, Chamaecyparis Erecta Viridis, Chamaecyparis Alumii, etc... plantez-les en quinconce sur deux signes distantes de 4 m, et à 4m les uns des autres.

Il faut savoir qu'il est très difficile de cultiver la terre au pied des arbres et particulièrement des conifères. Leurs aiguilles, en effet, tombent sur le sol et l'acidifient par la résine, ce qui le rend stérile, indépendamment de l'ombre que fait la ramure. Si vous souhaitez égayer leur pied, essayez tout de même un couvre-sol aussi robuste que le lierre ou le pachyssandra ; si ceux-là prennent, peut-être pourrez-vous tenter d'autres espèces traçantes à fleurs : pervenches, ajuga, lamier, polygonum ...

N'hésitez pas à associer les conifères aux teintes fortement affirmées à d'autres plantes du même ton. Par exemple, des santolines et des bruyères grises peuvent accompagner le Chamaecyparis lawsoniana 'Pembury Blue'.

Les conifères constituent une excellente transition et un lien entre la maison et une rocaille qui s'appuie le plus souvent sur un talus, une pente de garage ou un escalier. Jouez avec les hauteurs, les silhouettes, les couleurs. En petites boules, à port étalé ou fièrement dressé, les petits conifères habilleront les pierres de la rocaille toute l'année. Par ailleurs, ils remplacent avantageusement les plantes taillées.

Pensez à assortir les formes et les couleurs pour obtenir un décor équilibré et naturel. Opposez, par exemple, un conifère rampant, un conifère érigé, et un troisième en forme de boule. C'est encore plus amusant et intéressant avec d'autres acteurs à fleurs ou à feuillage décoratif. Les conifères sont les pièces maîtresses d'un jeu végétal où les règles, simples, sont contrastes et harmonie. Les plus insolites donnent des spécimens dont la valeur décorative équivaut à celle des statues ou autres sculptures. Mais il est préférable de les utiliser avec parcimonie à moins de décider de constituer une collection de curiosités.

Si votre jardin ne dépasse pas 3500 m2, choisissez vos conifères parmi ceux qu'on appelle "petits" et choisissez les bonnes plantes pour les associer.

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